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Introduction

 

Avril 2016. J’ai bientôt 57 ans. Il me faut beaucoup d’efforts pour trouver des fleurs que je n'ai pas ternies dans le champ de ruines que me semble être ma vie. Devrais je dire ma « non vie » ? Pas que je n’ai pas vécu, mais que j’ai rarement choisi, ou si mal.

Avril 2016. Depuis 18 mois je pratique quasi quotidiennement yoga et méditation pleine conscience. A l’origine de ce rituel matinal et quotidien, un « non choix ». Patricia, ma femme à l’époque, que j’imagine maintenant être pervers narcissique, m’a poussé à faire un stage de MBSR (Mindfullness Based Stress Reduction). Elle disait ne plus supporter le stress que je ne savais pas encore avoir.

Avril 2016. La méditation pleine conscience m’a appris à vivre dans le présent, m’a appris à voir. Les ressorts de ma relation toxique avec Patricia me sont apparus plus clairement chaque jour, rendant ma vie avec elle chaque jour plus insensée. Jusqu’à ce que, dans un sursaut de conscience, saisissant une ultime provocation de sa part, je dise « oui ». « Oui nous engageons une procédure de divorce puisque c’est ce que tu veux ».

Avril 2016. Quinze ans auparavant, j’ai quitté ma première femme , j’ai trahi mon serment de mariage, j’ai trahi mes enfants pour une histoire de non amour, pour un leurre dont je n’arrive pas à me défaire. J’accepte le divorce pour ne plus souffrir, mais ce n’est pas ce que je veux. Pas encore.

Avril 2016. Alors que je me débats pour essayer d’engager effectivement la procédure de divorce que Patricia réclame, mon patron m’indique qu’il doit me voir. Ce qu’il va me proposer, c’est l’étincelle qui allume le feu de cette histoire.

En 1985, plutôt que de rentrer dans un grand groupe international pour satisfaire ma curiosité insatiable vis-à-vis des autres cultures, je signe pour un emploi dans l’industrie automobile. Un vrai choix, les voitures me font rêver. Ma carrière me donne pas mal de satisfactions, tant sur le plan technique que managerial, mais d’international point ou si peu. Aujourd’hui mon entreprise d’origine a disparu, absorbée dans un grand groupe industriel qui a des intérêts en Iran. Mon patron me propose une expatriation. Après analyse je ne suis pas sûr d’avoir toutes les compétences requises mais l’opportunité est trop belle. Voilà le moyen de couper de façon irréversible le lien toxique qui m’enchaîne. Mon accord pour partir me mettra à l’abri de mes faiblesses.
Toujours enchaîné malgré moi, j’informe Patricia de cette proposition et de la date à laquelle je devrais répondre. Elle a ainsi toutes les clés en main pour peser ses intentions réelles. Elle ne reviendra pas vers moi. Le 16 avril j’annonce à mon employeur que je suis prêt à partir en Iran.

Malgré cela Patricia continuera pendant des mois à freiner l’engagement de la procédure qu’elle appelait pourtant de ses vœux, me contraignant à l’engager moi-même, entrant ainsi dans un processus couteux, long et douloureux, au lieu du divorce à l’amiable qu’elle disait souhaiter.

A compter du début de Septembre 2016 j’enchainerai les missions en Iran, jusqu’à y être expatrié. Je ne sais pas alors que j’ouvre la boite de Pandore. Ni que, trompant la mythologie, j'y trouverai la renaissance. Plus rien ne sera jamais comme avant.

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Commentaires: 2
  • #1

    IsaM (jeudi, 27 septembre 2018 19:58)

    juste des remarques sur l'orthographe :
    ligne 3 j'aurais écrit "choisi"
    ligne 12 j'aurais écrit "j'ai trahi"

    RAS sur ta prose comme d'hab.

  • #2

    Oniric (lundi, 22 octobre 2018 12:44)

    Petite introduction nécessaire, mais tu n’y étales pas. C’est pour moi ce qu’il faut.
    Il y a une chose que je n’ai pas compris, c’est pourquoi tu répètes « avril 2016 » ?